
Le développement de notre agglomération, qu’il soit économique, démographique, urbanistique, ne peut être obéré par l’absence de choix politiques majeurs en faveur de mobilité et de transport urbains pour anticiper le long terme.
Notre ambition partagée pour le Grand Lyon est un tout.
Devant la saturation quasi quotidienne de l’entrée ouest de Lyon, face au développement des communes péri urbaines de l’aire métropolitaine lyonnaise qui se poursuit et qui génère des besoins de mobilité croissant, majoritairement avec la voiture, la situation ne peut rester en l’état.
En effet, chaque jour, les quartiers de Ménival, de Champvert, de Vaise sont tous les matins et les soirs saturés et force est de reconnaître que les transports collectifs n’assurent pas une desserte satisfaisante, compte tenu de la forte dispersion de l’habitat.
En effet, chaque matin et chaque soir, les habitants du quai Perrache constatent un lot de voitures sans cesse croissant, avec cette autoroute qui passe sous leurs fenêtres, héritage d’un passé fautif qui les amènent parfois à sombrer dans une fatalité que leur horizon ne changera pas.
Cela génère du stress, du mal-être, des retards, de la pollution, des engorgements insupportables.
Le projet de l’anneau des sciences est un projet puissant, un projet fort qui dégage des propositions sérieuses et ambitieuses et qui doit nous engager tous. Nous engager pour l’avenir de notre métropole, le bien être des Lyonnais. Nous engager pour trouver une réponse adaptée aux méfaits décrits plus haut.
- c’est la suppression de l’autoroute A6/A7 en ville et la création d’un boulevard urbain. Une nécessité.
En effet, il faut absolument supprimer ce bout d’autoroute qui traverse notre ville en créant un boulevard urbain, un boulevard où la vitesse sera limitée avec une voirie agréable privilégiant les piétons, les vélos et les transports en commun.
- c’est également l’amélioration de la mobilité quotidienne des habitants de l’ouest de l’agglomération, pour éviter des bouchons et des intersections engorgées.
- c’est aussi favoriser les pôles économiques et universitaires en les rendant plus accessibles avec une desserte des transports plus efficace et mieux adaptée. C’est essentiel pour le développement de l’agglo.
Le rapport présenté, clair et exhaustif, amène à une conclusion évidente : seule une solution mixte combinant de manière intelligente la réalisation d’une infrastructure nouvelle à une politique réaliste de transports collectifs peut résoudre durablement ces problématiques : c’est le projet de l’anneau des sciences.
Des projets de tracés différents ont été présentés et nous soutenons sans ambages le choix du tracé court qui boucle le périphérique de la porte du Valvert au secteur de la Saulaie avec 15 kilomètres de voirie dont 80 % enterrés, en passant par Alaï, Pierre Bénite et les hôpitaux sud pour rejoindre Oullins et Saint Genis pour le raccordement.
C’est un magnifique projet qui me rappelle ce qui a pu être fait à Madrid avec le projet “Calle 30” qui a consisté à remodeler le périphérique et à enterrer une partie, au sud de la ville.
La réalisation de l’anneau des sciences nous permettra de conclure ce périphérique qui a comme principale ambition d’éviter que des véhicules pénètrent dans la ville pour la traverser alors qu’il est bien mieux qu’ils la contournent. Il s’agit bien, comme il est écrit dans le rapport, d’une voirie de distribution des trafics locaux, qui n’est pas là pour pallier l’absence d’un contournement ouest de Lyon, également indispensable, mais il s’agit bien là d’un contournement autoroutier. Or, l’anneau des sciences ne doit pas recevoir le trafic de transit. C’est un point essentiel.
Le tracé court s’adresse au Grand Lyonnais. C’est le second projet du dossier dénommé rocade qui pourrait rapidement et dangereusement se transformer en rocade Ouest, à l’instar de ce qu’il se passe à l’Est et qui est très éloigné du projet initial. Le C.O.L doit être un projet porté par l’Etat. Ne transformant pas l’un par l’autre. C’est l’idée qui germe derrière le tracé long.
Enfin, la recherche de cohérence environnementale pour améliorer notamment la qualité de l’air dans l’agglo, pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre est appréciable dans le projet, plus qu’appréciable, déterminante.
Enfin, nous devons intégrer la question financière avec un ouvrage dont le coût oscille entre 2,2 et 2,5 milliards d’Euros et un financement du Conseil Général, du Grand Lyon et la possibilité d’une éventuelle concession ou d’un montage via un contrat de partenariat public–privé. Nous aurons l’occasion de reparler de cette question après le débat public.
En tout cas, les élus du Parti Radical de Gauche sont très favorables au projet de l’anneau des sciences et au tracé court et participeront activement au débat public.